Les centrales industrielles photovoltaïques au sol (PV) dites fermes photovoltaïques
Oui le soleil est inépuisable.
Oui le soleil est gratuit.
Mais... peut on en faire de l’électricité ?
A quel prix et en quelle quantité ?
Mais... est-ce écologique ?
Concernant la production
La transformation de l’énergie solaire en électricité est loin d’être résolue sur le plan quantitatif et donc économique.
Pour ce faire on utilise soit du silicium soit du tellure et du cadmium qui sont des semi-conducteurs ayant la particularité de capter certaines longueurs d’ondes du soleil pour les convertir en électricité.
Le cadmium est un métal mou issu de l’industrie minière du zinc. Quand l’homme aura consommé toutes les réserves de zinc il n’y aura plus de cadmium. Ce sous produit est toxique car il se fixe sur les parties vivantes des humains et des végétaux.
De plus le rendement énergétique du tellure et du cadmium est le plus faible de tous les semi conducteurs. Etant donné que c’est un sous produit, son prix est peu élevé. Les industriels sont contents de pouvoir le séquestrer pendant 20 ans dans les cellules des panneaux photovoltaïques ; c’est un produit recyclable mais il y a d’énorme contrainte pour le recycler ; il est très volatile et toxique pour l’être humain ; il produit très peu d’électricité : moins de 10% d’énergie transformée ; il est commercialisé sous forme de cellules photovoltaïques seulement depuis le premier semestre 2009.
Le silicium est issu de la silice. C’est un piètre conducteur qui laisse 10 à 12% de rendement électrique. On entend souvent dire que c’est du sable et que l’on n’en manque pas sur la planète. Cependant pour transformer la silice en semi conducteur il faut faire fonctionner les centrales thermiques ou nucléaires. Ainsi, cela coûte cher pour purifier la silice. De plus chacun sait que le fonctionnement des centrales thermiques est générateur de gaz à effet de serre (GES). Il faut savoir aussi qu’en chauffant la silice celle-ci dégage du NF3.On sait depuis 1990 que c’est un gaz 18000 fois plus toxique que le CO2. Le photovoltaïque est tout à fait à l’inverse du projet suivant lequel nous devons limiter les GES.
La durée de vie d’1 panneau est de 20 ans Les 5 premières années de production de panneaux serve à compenser l’électricité qu’il a fallu pour le fabriquer et qu’il faudra pour le recycler.
C’est doublement inefficace.
1-La production d’électricité est infime.
2- Cela ne réduit pas les GES.
Concernant les finances
Le photovoltaïque à l’heure actuelle en France représente moins de 0.1% de la production totale française. Nos dirigeants n’ont pas de mal à estimer que d’ici 2020 nous devrons la multiplier par 400 .400 fois rien, font toujours rien. Le PV ne tient que par le soutien de l’état à coup de subvention et par le prix de rachat de l’électricité photovoltaïque produite. EDF étant obligé de racheter cette production 4 à 6 fois plus cher qu’elle nous sera revendue.
Il tient aussi grâce à la contribution de chacun des français. Elle apparaît sur notre facture d’électricité, sous la dénomination CSPE (Contribution au Service Public d'Electricité) et s’élève à 0.45€ H.T. (TVA 19.60%) par kWh consommé.une partie de cette contribution est dévolue au développement des sources d'énergies renouvelables.
Concernant les nouveaux exploitants des fermes
Les industriels s’installent à la campagne. Ce sont de nouveaux arrivants qui viennent piller le sol agricole. (Au passage, ils pillent aussi les subventions) Ils sont gourmands en surface, une installation photovoltaïque au sol est fortement consommatrice d’espace. Et si de très nombreuses entreprises se constituent et viennent vous démarcher, ce n’est pas pour se mettre au vert c’est que le système fonctionne grâce aux subventions et diverses aides comme les crédits d’impôts.
Concernant le recyclage.
L’électricité photovoltaïque est produite sur un terrain privé, mais cette production doit être obligatoirement vendue à l’état. Pourtant les propriétaires fonciers sont responsables de ce qui « pousse» dans leurs champs. Et si, en dernier ressort, l’entreprise qui a vendu les panneaux n’existe plus pour les récupérer en fin de vie cette charge reviendra au propriétaire du sol. Ainsi, dans le cas de cette « culture » il faut réfléchir sur l’arrachage avant de planter.
Cela ne vous fait-il pas penser au recyclage des toits en amiante ? Un professionnel agrée pour transporter à la décharge les déchets d’amiante nous informe du coût : C’est 150 € le m3 pour les tôles ondulées et le double pour les tuyaux ou autres objets cylindriques contenant de l’amiante?
Qui paiera la facture pour emporter les panneaux à recycler ? Puisque, chacun le sait maintenant, on paiera non pas pour les transformer en quelque chose mais pour les stocker sur un lieu précis. On ne paye pas du recyclage mais du stockage. Les générations futures sauront, effectivement, où sont les panneaux usagés contenant du cadmium : c’est un avantage !
Les jeunes paysans des années 2030 hériteront de fermes photovoltaïques à démanteler !
Concernant le défrichage l’Ademe écrit que l’on fasse du PV à la place d’une surface boisée ou que l’on n’en fasse pas cela ne réduit pas les GES. Où est le bon sens ?
Evidemment, construire des centrales PV sur des terres arables est inconcevable. Pour ce qui concerne la zone agricole au su d ouest de la Drôme ,les terres labourables sont de petites surfaces et le paysan a toujours cherché des idées pour mettre en valeur les zones boisées avec le bois de chauffage,le pastoralisme,la trufficulture,l’apiculture,la chasse etc..
Détruire l’outil de travail si durement conçu par les agriculteurs semble pourtant ne pas arrêter la frénésie sur les énergies renouvelables. De nombreuses mairies par la promesse de taxes professionnelles alléchantes se laisse persuader qu’il ne faut pas rater cette aubaine et en oublient de vérifier les conséquences de ces installations dans un avenir proche.
Et les agriculteurs doivent à nouveau se pousser de leur territoire.
Conclusion
Si le Pv produit si peu d’électricité
S’il n’a aucune incidence sur la réduction des gaz à effet de serre.
S’il aspire les subventions de l’état de manière outrancière
S’il est dans l’esprit des français symbole d’écologie alors qu’il est polluant.
Si on ne sait pas à ce jour comment se débarrasser des panneaux autrement qu’en les stockant.
S’il pille les surfaces agricoles,
Alors pourquoi construire des centrales photovoltaïques au sol ?
Il reste l’opportunisme. Profiter des subventions de l’état tant que cela voudra bien durer !
L’état fait des courbettes aux électeurs écologistes, le peuple pense qu’il investit dans le
Renouvelable et que c’est bien pour la planète.
Çà arrange tout le monde.
Pourtant, cela fout beaucoup d'argent en l'air, en détruisant les paysages, et au bénéfice de professionnels qui s'en mettent plein les poches!
Il reste aussi la recherche. Visiblement l’environnement est un sujet pour relancer la recherche. Mais si les centrales photovoltaïques au sol sont des laboratoires de recherche pourquoi il y en a bientôt une en projet par village. A Losse dans les landes la centrale photovoltaïque nécessitera pour sa construction le défrichage de 317 ha ! Le grenelle de l’environnement a voté une centrale PV par région française. (*)
Pour ce qui concerne notre métier d’agriculteur, nous voici à l’ère ou faute de gagner dignement sa vie en nourrissant le monde, nous sommes contraint de faire semblant de produire de l’électricité pour toucher les subventions.
En prime, nous allons laisser l’industrie miter le sol générateur de revenus agricoles.
(*) Source : http://www.developpement-durable.gouv.fr/article.php3?id_article=4995
L’objectif : construire une grande centrale photovoltaïque par région d’ici 2011, pour une puissance totale de 300 MW. Un programme qui permet d’alimenter l’équivalent d’une ville de 150 000 habitants et représente un investissement de 1,5 milliards d’euros, répartis sur tout le territoire. Cette mesure s’inscrit dans les suites du Grenelle Environnement dont l’objectif est de produire plus de 20% d’énergie renouvelable d’ici 2020.