Mercredi 4 novembre 2009

Si le photovoltaïque est présenté au public comme une énergie propre les déchets le seront-ils aussi ? C’est une partie très importante du projet et nous n’avons que des questions sans réponse.

Que fait-on des panneaux après leur mise hors service au bout de 20 ans ?


Noveo évoque un obscur programme qui se réduit à transporter les modules dans un centre de collecte.

Lors de la réunion publique à Clansayes la société NOVEO souligne qu’elle recyclera 65% des panneaux (Voir livret Noveo). Les 35 % restant étant des déchets ultimes c'est-à-dire des déchets dont on ne sait pas quoi faire. A ce jour NOVEO est visiblement portée de bonne volonté mais ne sait pas comment il fera. Bien sûr les constructeurs ne savent pas quel procédé sera adopté dans 20 ans car ils n’ont aucune expérience sur le sujet.

 

A ce jour, il n’y a pas d’autre solution que de les stocker dans un centre de collecte. Imaginez-vous la hauteur du tas ?

 

On espère que la technologie trouvera une solution. Si des panneaux sont à changer pour une raison ou une autre avant les 20 ans comment fera t-on ? Est ce que l’on stockera comme les déchets nucléaires ?

 

 

Par Jean Claude Heurtebise - Publié dans : Les bases du PV
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Mercredi 4 novembre 2009

Si on se place au niveau de la taxe professionnelle que devrait percevoir la commune :

 

L’argument qui fait poids : 200 000 € de taxe professionnelle promis par NOVEO.

C’est le seul argument de choc.

C’est la ruée économique.

 

Si  l’électricité produite par les centrales photovoltaïques industrielles au sol était rachetée au même prix que l’électricité nucléaire, thermique ou hydraulique, personne ne voudrait en produire car la quantité produite à ce jour par les panneaux photovoltaïques est si peu importante qu’elle n’est pas rentable.

 

Cependant à l’heure actuelle, en octobre 2009, l’état français rachète ce peu d’électricité photovoltaïque quatre à six  fois plus cher qu’il la revend ensuite. La différence est réglée par des subventions de l’état.

 

Sans ce grand coup de pouce de l’état, le photovoltaïque serait resté dans l’ombre. Au risque de nous répéter nous tenons à préciser une nouvelle fois que la production électrique photovoltaïque ne sera pour rien dans la réduction des gaz à effet de serre, ni dans la notion de sortir du nucléaire car la production est à l’heure actuelle minuscule et intermittente.

 

En Allemagne, au Danemark aussi, malgré de nombreuses années consacrées à la production d’électricité par le vent et le soleil, le taux de gaz à effet de serre n’a pas baissé d’un point ; la production étant dérisoire comment cela pourrait-il changer ?

 

 On peut s’appuyer sur l’expérience en Espagne où l’Etat a soudain décidé de suspendre ses subventions. Il a réduit de 35% les aides consacrées à cette production énergétique dite renouvelable. Les porteurs de projet déçus de cette initiative se sont tournés vers la France.

En Espagne le recul des aides accordées pour le photovoltaïque devrait freiner la spéculation en la matière et permettre au budget de l’état de réduire sa facture de 415 millions d’Euros par an. Forts de ces expériences, pourquoi en France utiliserions nous ces méthodes aussi miraculeuses que l’on veut bien nous le faire croire ?

 

L’argent aide à prendre une décision aujourd’hui, mais demain ?

Qu’en sera-t-il de la taxe professionnelle à partir de 2010 ?

Dans les années à venir qu’en sera-t-il du coup de rein donné par l’état pour développer les centrales PV en subventionnant l’achat de l’électricité ? Quelle est la valeur économique de 16 hectares 800 défrichés ?

Quelle est la valeur écologique de 16 hectares huit défrichés ?

Ce projet ne peut pas se placer dans le développement durable. La nature remettra plus de 20 ans à rétablir la garrigue.

Que trouverons nos enfants à cet endroit dans 20 ans ?

Pour un résultat écologique égal à zéro voire d’ordre négatif.

Le seul résultat aura été financier et économique mais pas écologique.

 

L’écologie c’est savoir gérer économiquement sur du long terme sans abîmer la planète pour les futures générations.

Par Jean Claude Heurtebise - Publié dans : Projet de création d'une centrale PV industrielle
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Mercredi 4 novembre 2009

Sur un site grand comme 18 terrains de football la puissance produite le jour ou le soleil est le plus performant, au solstice d’été, un jour sans nuage ni vent ni pluie sera de 7.56 mégawatt (Mw)maximum. Pour nommer cette puissance maximum on utilise le terme de mégawatt crête (Mwc).  Le reste de l’année, la production baisse : le rendement sera en fonction de l’ensoleillement. Bien sûr, cette production est intermittente sachant que la nuit le soleil ne brille pas. (C’est une lapalissade).

En comparaison un réacteur de la centrale nucléaire du Tricastin donne une production linéaire de 900Mw 24 h/ 24.

 http://fr.wikipedia.org/wiki/Ordre_de_grandeur_(puissance)#Kilowatt_.28103_watt.

 

Cette production est surestimée car les panneaux à base de tellure de cadmium devraient avoir, et les fabricants l’espèrent,un rendement allant vers les 10% et non 14 % comme cela semble être le calcul fait pour Clansayes.

Seul 10% de l’énergie solaire sera transformée en électricité, cependant les 90 % de lumière restants seront pour la plupart transformés en chaleur. La garrigue surchauffée entretient la désertification.

 

Clansayes représenterai 18 millionièmes de la production nationale.

Le PV en France produit moins de 0.1%  de la production nationale.

 

Les lieux de productions les plus performants sont antinomiques par rapport aux lieux et besoin de consommation :   

  • L’hiver avec le chauffage.
    • Période ou le soleil est le moins puissant et où le besoin 
    • d’électricité est le plus important.
  • Le sud avec le nord        
    •  Dans le sud  plus ensoleillé le besoin en énergie est moindre      
    • Par rapport au nord qui est plus froid.
  • Le soir après le travail     
    • La nuit arrive, les gens rentrent chez eux, d’où un plus grand besoin de lumière, de chauffage et il n’y a plus de soleil pour faire fonctionner les panneaux photovoltaïques.
Par Jean Claude Heurtebise - Publié dans : Les bases du PV
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Mercredi 4 novembre 2009

Si le soleil est une énergie propre sa transformation en électricité ne l’est pas. Les panneaux solaires contiennent du cadmium, produit toxique. Le Cadmium est un sous produit de l’industrie de la métallurgie du Zinc, un « déchet » en quelque sorte.  Les industriels ne savent pas vraiment quoi en faire. Alors « l’enfermer » dans des semi conducteurs stables est une aubaine pour les industriels.  Ce produit ainsi que ses dérivés sont extrêmement toxiques, même à faibles concentrations, et ont tendance à s’accumuler dans les organes vivants et les écosystèmes (voir bulletins-electroniques.com de l’Agence pour la diffusion technologique).

 

Pour résumer, le Cadmium est : 

  • Un sous produit de l’industrie minière
  • Dangereux pour les êtres vivants
  • Pas cher
  • On ne sait pas quoi en faire, ni comment l’éliminer
  • Il sera utilisé 20 ans dans les panneaux solaires, et après …. ? 

Le soleil est une énergie propre mais le transformer en électricité est loin d’être propre, puisque on utilise des produits dangereux.

 

Une réflexion s’impose donc :

La garrigue absorbe naturellement le CO2 grâce au processus bien connu de la photosynthèse. Doit on la défricher pour y installer des de panneaux PV fabriqués avec des sous produits  polluants pour la nature et pour la santé l’homme ?

Par Jean Claude Heurtebise - Publié dans : Les bases du PV
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Mercredi 4 novembre 2009

Au regard de l’environnement : Faut-il défricher les 16.8ha ou faut-il les laisser en l’état ?

Faut-il construire une centrale photovoltaïque industrielle au sol ou faut-il trouver d’autres solutions ?

 

Une fois la végétation arrachée que devient le sol ? Ce dernier est souvent pauvre caillouteux et peu profond. Plus de protection  contre l’érosion. La nature se suffisant à elle-même est la seule garantie pour que la terre ne soit emportée par le vent ou la pluie. Nous faisons référence aux pratiques viticoles du village ou les sols du même type ne sont plus travaillés, le viticulteur laissant pousser l’herbe dans les rangées de vigne. La couverture végétale évite l’érosion et enrichie le sol en humus avec la décomposition des feuilles.

La végétation détruite sur 16ha 800 créera un désert ensoleillé modifiant les paramètres hydriques du lieu. Or les générations d’agriculteurs vivant dans cet endroit s’ingénient depuis toujours à conserver l’eau du sol et du sous-sol. L’eau est un souci permanent ; on ne cherche pas à désertifier.

La surchauffe du site due à la transformation d’une grande partie des rayons du soleil non convertis en électricité est à prendre en compte. Cette chaleur modifiera l’environnement et accentuera la désertification.

 

Mesure envisagée et mode de gestion du site

Quelles mesures sont envisagées pour supprimer, réduire ou compenser les impacts sur le paysage?

 

La loi sur l’environnement de 2006 demande la compensation de un pour un ; cela implique un reboisement hors forêt qui va concurrencer l’agriculture en zones arables.

 

Comment rendre le site en harmonie avec le pourtour comme prévu dans le texte du Grenelle  de l’environnement. Il n’y a aucune continuité avec une autre aire industrielle. Les panneaux photovoltaïques, tache bleue foncée au milieu de la garrigue miteront  l’espace de manière irréversible. De plus ce peut être la première implantation industrielle qui initiera l’agrandissement de la zone plus tard.

 

Comment rendre le lieu en l’état à la fin de l’exploitation ?

Après 20 ans de défrichage comme cité dans le livret  écrit par NOVEO, il est impossible de reboiser avec une végétation similaire (techniquement impossible d’acheter pour les replanter des arbres comme le cade ou le chêne vert qui au jour de l’arrachage avaient déjà plus de 50 ans d’âge) surtout si le sol est érodé et surchauffé pendant de nombreuses années.

Comment planter des végétaux sur le terrain de type garrigue après la construction et l’exploitation des panneaux qui aura duré 20 ans ?

Le climat clansayais ne ressemble en rien à celui de l’Allemagne ou sont déjà installées des centrales .le sol du plateau est aride et sec ; Ici  chaque agriculteur et jardinier connaît les contraintes pour faire pousser les plantes avec ce climat et dans cette qualité de sol. Cela ne ressemble en rien aux conditions agricoles et horticoles allemandes. On pourrait démontrer, maintenant, le choix judicieux des agriculteurs depuis plusieurs générations, de lui donner de la valeur en l’utilisant pour le pastoralisme, la chasse, la trufficulture et le bois de chauffage.

 

Par Jean Claude Heurtebise - Publié dans : Projet de création d'une centrale PV industrielle
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