Dimanche 6 décembre 2009 7 06 /12 /Déc /2009 22:17

Les centrales industrielles photovoltaïques au sol (PV)  dites fermes photovoltaïques

 

Oui le soleil est inépuisable.

Oui le soleil est gratuit.

Mais... peut on en faire de l’électricité ?

A quel prix et en quelle quantité ?

Mais... est-ce écologique ?

 

Concernant la production

 

La transformation de l’énergie solaire en électricité est loin d’être résolue sur le plan quantitatif et donc économique.

Pour ce faire on utilise soit du silicium soit du tellure et du cadmium qui sont des semi-conducteurs ayant la particularité de capter certaines longueurs d’ondes du soleil pour les convertir en électricité.

 Le cadmium est un métal mou issu de l’industrie minière du zinc. Quand l’homme aura consommé toutes les réserves de zinc il n’y aura plus de cadmium. Ce sous produit est toxique car il se fixe sur les parties vivantes des humains et des végétaux.

De plus le rendement énergétique du tellure et du cadmium est le plus faible de tous les semi conducteurs. Etant donné que c’est un sous produit, son prix est peu élevé. Les industriels sont contents de  pouvoir le séquestrer pendant 20 ans dans les cellules des panneaux photovoltaïques ; c’est un produit recyclable mais il y a d’énorme contrainte pour le recycler ; il est très volatile et toxique pour l’être humain ; il produit très peu d’électricité : moins de 10% d’énergie transformée ; il est commercialisé sous forme de cellules photovoltaïques seulement depuis le premier semestre 2009.

 

Le silicium est issu de la silice. C’est un piètre conducteur qui laisse 10 à 12% de rendement électrique. On entend souvent dire que c’est du sable et que l’on n’en manque pas sur la planète. Cependant pour transformer la silice en semi conducteur il faut faire  fonctionner les centrales thermiques ou nucléaires. Ainsi, cela coûte cher pour purifier la silice. De plus chacun sait que le fonctionnement des centrales thermiques est générateur de gaz à effet de serre (GES). Il faut savoir aussi qu’en chauffant la silice celle-ci dégage du NF3.On sait depuis 1990 que c’est un gaz 18000 fois plus toxique que le CO2. Le photovoltaïque est tout à fait à l’inverse du projet suivant lequel nous devons limiter les GES.

La durée de vie d’1 panneau est de 20 ans Les 5 premières années de production de panneaux serve à compenser l’électricité qu’il a fallu pour le fabriquer et qu’il faudra pour le recycler.

 

C’est doublement inefficace.

1-La production d’électricité  est infime.

2- Cela ne réduit pas les GES.

Concernant les finances

Le photovoltaïque à l’heure actuelle en France représente moins de 0.1% de la production totale française. Nos dirigeants n’ont pas de mal à estimer que d’ici 2020 nous devrons la multiplier par 400 .400 fois rien, font toujours rien. Le  PV ne tient que par le soutien de l’état à coup de subvention et par le prix de rachat de l’électricité photovoltaïque produite. EDF étant obligé de racheter cette production 4 à 6 fois plus cher qu’elle nous sera revendue.

Il tient aussi grâce à la contribution de chacun des français. Elle apparaît  sur notre facture d’électricité, sous la dénomination CSPE (Contribution au Service Public d'Electricité) et s’élève à 0.45€ H.T. (TVA 19.60%) par kWh consommé.une partie de cette contribution est  dévolue au développement des sources d'énergies renouvelables.

Concernant les nouveaux exploitants des fermes

Les industriels s’installent à la campagne. Ce sont de nouveaux arrivants qui viennent piller le sol agricole. (Au passage, ils pillent aussi les subventions)  Ils sont gourmands en surface, une installation photovoltaïque au sol est fortement consommatrice d’espace. Et si de très nombreuses entreprises se constituent et viennent vous démarcher, ce n’est pas pour se mettre au vert c’est que le système fonctionne grâce aux subventions et diverses aides comme les crédits d’impôts.

Concernant le recyclage.

L’électricité photovoltaïque est produite sur un terrain privé, mais cette production doit être obligatoirement vendue à l’état. Pourtant les propriétaires fonciers sont responsables de ce qui « pousse» dans leurs champs. Et si, en dernier ressort, l’entreprise qui a vendu les panneaux n’existe plus pour les récupérer en fin de vie cette charge reviendra au propriétaire du sol. Ainsi, dans le cas de cette « culture » il faut réfléchir sur l’arrachage avant de planter.

 

Cela ne vous fait-il pas penser au recyclage des toits en amiante ?  Un professionnel agrée pour transporter à la décharge les déchets d’amiante nous informe du coût : C’est 150 € le m3 pour les tôles ondulées et le double pour les tuyaux ou autres objets cylindriques contenant de l’amiante?

 Qui paiera la facture pour emporter les panneaux à recycler ? Puisque, chacun le sait maintenant, on paiera non pas pour les transformer en quelque chose mais pour les stocker sur un lieu précis. On ne paye pas du recyclage mais du stockage. Les générations futures sauront, effectivement, où sont les panneaux usagés contenant du cadmium : c’est un avantage !

Les jeunes paysans des années 2030 hériteront de fermes photovoltaïques à démanteler !  

 

Concernant le défrichage l’Ademe écrit que l’on fasse du PV à la place d’une surface boisée ou que l’on n’en fasse pas cela ne réduit pas les GES. Où est le bon sens ?

 

Evidemment, construire des centrales PV sur des terres arables est inconcevable. Pour ce qui concerne la zone agricole au su d ouest de la Drôme ,les terres labourables sont de petites surfaces et le paysan a toujours cherché des idées pour mettre en valeur les zones boisées avec le bois de chauffage,le pastoralisme,la trufficulture,l’apiculture,la chasse etc..

Détruire l’outil de travail si durement conçu par les agriculteurs semble pourtant ne pas arrêter la frénésie sur les énergies renouvelables. De nombreuses mairies par la promesse de taxes professionnelles alléchantes se laisse persuader qu’il ne faut pas rater cette aubaine et en oublient  de vérifier les conséquences de ces installations dans un avenir proche.

 Et les agriculteurs doivent à nouveau se pousser de leur territoire.

 

Conclusion

 

Si le Pv produit si peu d’électricité

S’il n’a aucune incidence sur la réduction des gaz à effet de serre.

S’il aspire les subventions de l’état  de manière outrancière

S’il est dans l’esprit des français symbole d’écologie alors qu’il est polluant.

Si on ne sait pas à ce jour comment se débarrasser des panneaux autrement qu’en les stockant.

S’il pille les surfaces agricoles,

 

Alors pourquoi construire des centrales photovoltaïques au sol ?

 

Il reste l’opportunisme. Profiter des subventions de l’état tant que cela voudra bien durer !

L’état fait des courbettes aux électeurs écologistes, le peuple pense qu’il investit dans le

Renouvelable et que c’est bien pour la planète.

Çà arrange tout le monde.

Pourtant, cela fout beaucoup d'argent en l'air, en détruisant les paysages, et au bénéfice de professionnels qui s'en mettent plein les poches!

 

Il reste aussi la recherche. Visiblement l’environnement est un sujet pour relancer la recherche. Mais si les centrales photovoltaïques au sol sont des laboratoires de recherche pourquoi il y en a bientôt une en projet par village. A Losse dans les landes la centrale photovoltaïque nécessitera pour sa construction le défrichage de 317 ha ! Le grenelle de l’environnement a voté une centrale PV par région française. (*)

 

 

Pour ce qui concerne notre métier d’agriculteur, nous voici à l’ère ou faute de gagner dignement sa vie en nourrissant le monde, nous sommes contraint de faire semblant de produire de l’électricité pour toucher les subventions.

En prime, nous allons laisser l’industrie miter le sol générateur de revenus agricoles.

 

 

(*) Source : http://www.developpement-durable.gouv.fr/article.php3?id_article=4995

 

 L’objectif : construire une grande centrale photovoltaïque par région d’ici 2011, pour une puissance totale de 300 MW. Un programme qui permet d’alimenter l’équivalent d’une ville de 150 000 habitants et représente un investissement de 1,5 milliards d’euros, répartis sur tout le territoire. Cette mesure s’inscrit dans les suites du Grenelle Environnement dont l’objectif est de produire plus de 20% d’énergie renouvelable d’ici 2020.

Par Jean Claude Heurtebise
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Mercredi 4 novembre 2009 3 04 /11 /Nov /2009 20:38

Si le photovoltaïque est présenté au public comme une énergie propre les déchets le seront-ils aussi ? C’est une partie très importante du projet et nous n’avons que des questions sans réponse.

Que fait-on des panneaux après leur mise hors service au bout de 20 ans ?


Noveo évoque un obscur programme qui se réduit à transporter les modules dans un centre de collecte.

Lors de la réunion publique à Clansayes la société NOVEO souligne qu’elle recyclera 65% des panneaux (Voir livret Noveo). Les 35 % restant étant des déchets ultimes c'est-à-dire des déchets dont on ne sait pas quoi faire. A ce jour NOVEO est visiblement portée de bonne volonté mais ne sait pas comment il fera. Bien sûr les constructeurs ne savent pas quel procédé sera adopté dans 20 ans car ils n’ont aucune expérience sur le sujet.

 

A ce jour, il n’y a pas d’autre solution que de les stocker dans un centre de collecte. Imaginez-vous la hauteur du tas ?

 

On espère que la technologie trouvera une solution. Si des panneaux sont à changer pour une raison ou une autre avant les 20 ans comment fera t-on ? Est ce que l’on stockera comme les déchets nucléaires ?

 

 

Par Jean Claude Heurtebise - Publié dans : Les bases du PV
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Mercredi 4 novembre 2009 3 04 /11 /Nov /2009 20:33

Si on se place au niveau de la taxe professionnelle que devrait percevoir la commune :

 

L’argument qui fait poids : 200 000 € de taxe professionnelle promis par NOVEO.

C’est le seul argument de choc.

C’est la ruée économique.

 

Si  l’électricité produite par les centrales photovoltaïques industrielles au sol était rachetée au même prix que l’électricité nucléaire, thermique ou hydraulique, personne ne voudrait en produire car la quantité produite à ce jour par les panneaux photovoltaïques est si peu importante qu’elle n’est pas rentable.

 

Cependant à l’heure actuelle, en octobre 2009, l’état français rachète ce peu d’électricité photovoltaïque quatre à six  fois plus cher qu’il la revend ensuite. La différence est réglée par des subventions de l’état.

 

Sans ce grand coup de pouce de l’état, le photovoltaïque serait resté dans l’ombre. Au risque de nous répéter nous tenons à préciser une nouvelle fois que la production électrique photovoltaïque ne sera pour rien dans la réduction des gaz à effet de serre, ni dans la notion de sortir du nucléaire car la production est à l’heure actuelle minuscule et intermittente.

 

En Allemagne, au Danemark aussi, malgré de nombreuses années consacrées à la production d’électricité par le vent et le soleil, le taux de gaz à effet de serre n’a pas baissé d’un point ; la production étant dérisoire comment cela pourrait-il changer ?

 

 On peut s’appuyer sur l’expérience en Espagne où l’Etat a soudain décidé de suspendre ses subventions. Il a réduit de 35% les aides consacrées à cette production énergétique dite renouvelable. Les porteurs de projet déçus de cette initiative se sont tournés vers la France.

En Espagne le recul des aides accordées pour le photovoltaïque devrait freiner la spéculation en la matière et permettre au budget de l’état de réduire sa facture de 415 millions d’Euros par an. Forts de ces expériences, pourquoi en France utiliserions nous ces méthodes aussi miraculeuses que l’on veut bien nous le faire croire ?

 

L’argent aide à prendre une décision aujourd’hui, mais demain ?

Qu’en sera-t-il de la taxe professionnelle à partir de 2010 ?

Dans les années à venir qu’en sera-t-il du coup de rein donné par l’état pour développer les centrales PV en subventionnant l’achat de l’électricité ? Quelle est la valeur économique de 16 hectares 800 défrichés ?

Quelle est la valeur écologique de 16 hectares huit défrichés ?

Ce projet ne peut pas se placer dans le développement durable. La nature remettra plus de 20 ans à rétablir la garrigue.

Que trouverons nos enfants à cet endroit dans 20 ans ?

Pour un résultat écologique égal à zéro voire d’ordre négatif.

Le seul résultat aura été financier et économique mais pas écologique.

 

L’écologie c’est savoir gérer économiquement sur du long terme sans abîmer la planète pour les futures générations.

Par Jean Claude Heurtebise - Publié dans : Projet de création d'une centrale PV industrielle
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Mercredi 4 novembre 2009 3 04 /11 /Nov /2009 20:26

Sur un site grand comme 18 terrains de football la puissance produite le jour ou le soleil est le plus performant, au solstice d’été, un jour sans nuage ni vent ni pluie sera de 7.56 mégawatt (Mw)maximum. Pour nommer cette puissance maximum on utilise le terme de mégawatt crête (Mwc).  Le reste de l’année, la production baisse : le rendement sera en fonction de l’ensoleillement. Bien sûr, cette production est intermittente sachant que la nuit le soleil ne brille pas. (C’est une lapalissade).

En comparaison un réacteur de la centrale nucléaire du Tricastin donne une production linéaire de 900Mw 24 h/ 24.

 http://fr.wikipedia.org/wiki/Ordre_de_grandeur_(puissance)#Kilowatt_.28103_watt.

 

Cette production est surestimée car les panneaux à base de tellure de cadmium devraient avoir, et les fabricants l’espèrent,un rendement allant vers les 10% et non 14 % comme cela semble être le calcul fait pour Clansayes.

Seul 10% de l’énergie solaire sera transformée en électricité, cependant les 90 % de lumière restants seront pour la plupart transformés en chaleur. La garrigue surchauffée entretient la désertification.

 

Clansayes représenterai 18 millionièmes de la production nationale.

Le PV en France produit moins de 0.1%  de la production nationale.

 

Les lieux de productions les plus performants sont antinomiques par rapport aux lieux et besoin de consommation :   

  • L’hiver avec le chauffage.
    • Période ou le soleil est le moins puissant et où le besoin 
    • d’électricité est le plus important.
  • Le sud avec le nord        
    •  Dans le sud  plus ensoleillé le besoin en énergie est moindre      
    • Par rapport au nord qui est plus froid.
  • Le soir après le travail     
    • La nuit arrive, les gens rentrent chez eux, d’où un plus grand besoin de lumière, de chauffage et il n’y a plus de soleil pour faire fonctionner les panneaux photovoltaïques.
Par Jean Claude Heurtebise - Publié dans : Les bases du PV
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Mercredi 4 novembre 2009 3 04 /11 /Nov /2009 20:18

Si le soleil est une énergie propre sa transformation en électricité ne l’est pas. Les panneaux solaires contiennent du cadmium, produit toxique. Le Cadmium est un sous produit de l’industrie de la métallurgie du Zinc, un « déchet » en quelque sorte.  Les industriels ne savent pas vraiment quoi en faire. Alors « l’enfermer » dans des semi conducteurs stables est une aubaine pour les industriels.  Ce produit ainsi que ses dérivés sont extrêmement toxiques, même à faibles concentrations, et ont tendance à s’accumuler dans les organes vivants et les écosystèmes (voir bulletins-electroniques.com de l’Agence pour la diffusion technologique).

 

Pour résumer, le Cadmium est : 

  • Un sous produit de l’industrie minière
  • Dangereux pour les êtres vivants
  • Pas cher
  • On ne sait pas quoi en faire, ni comment l’éliminer
  • Il sera utilisé 20 ans dans les panneaux solaires, et après …. ? 

Le soleil est une énergie propre mais le transformer en électricité est loin d’être propre, puisque on utilise des produits dangereux.

 

Une réflexion s’impose donc :

La garrigue absorbe naturellement le CO2 grâce au processus bien connu de la photosynthèse. Doit on la défricher pour y installer des de panneaux PV fabriqués avec des sous produits  polluants pour la nature et pour la santé l’homme ?

Par Jean Claude Heurtebise - Publié dans : Les bases du PV
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